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Décembre  2020



 

Avent 2020

Le sacrement du frère…

Au moment où j’écris ces quelques lignes, je viens de relire le passage d’Évangile que propose la liturgie de ce dernier dimanche du temps ordinaire : la parabole dite du « Jugement dernier » au chapitre 25 de l’évangéliste saint Matthieu.  Je viens de réentendre ces paroles bien connues de tous : « Venez, les bénis de mon Père…  J’avais faim, et vous m’avez donné à manger… J’avais soif, et vous m’avez donné à boire… J’étais un étranger et vous m’avez accueilli… J’étais nu, et vous m’avez vêtu… J’étais malade ou en prison et vous m’avez visité… ».   Et d’ajouter comme pour en souligner l’importance : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » 

 

Au même moment, j’ai en tête ces images de chrétiens en France, à genoux, sur le parvis de quelques églises, les bras en l’air, revendiquant, en pleine pandémie, la réouverture des lieux de culte pour y célébrer l’eucharistie dominicale.  Je ne vous le cache pas : ces images me heurtent, me blessent et même me révoltent !  Christine Pedotti, éditorialiste de l’hebdomadaire Témoignage chrétien, n’hésite pas à qualifier ces actions de « mascarades de piété » menées par « quelques officines traditionalistes ou carrément intégristes » !  Une posture qui, en effet, laisse songeur.  Comment assumer en vérité, c’est-à-dire de manière évangélique, notre mission dans le monde alors que certains chrétiens revendiquent des passe-droits au moment où le quotidien de beaucoup de nos compatriotes, sur fond d’une pandémie sans fin, est la peur du chômage, de la misère, de bouleversements, qui laissent la jeunesse tragiquement aux prises avec un lendemain sans avenir ?

 

Au contraire, la privation provisoire de l’Eucharistie pourrait être l’occasion salutaire pour tous de reprendre conscience que la Parole de Dieu est, de façon tout aussi nécessaire, table de vie.  A ce propos, je ne saurais que trop recommander d’écouter sur la Radio RCF Sud Belgique le commentaire des textes du dimanche.  J’ai moi-même enregistré un tel commentaire pour le 2ème dimanche de l’Avent, dans le cadre de l’émission  L’Évangile aujourd’hui du dimanche à 11h30 : il suffit, pour l’écouter, de se connecter sur la FM 106.8 ou de suivre le lien suivant : https://rcf.fr/spiritualite/l-evangile-aujourd-hui pour réentendre l’émission à tout moment.

 

Cette privation est aussi une belle occasion d’expérimenter à neuf l’Église comme communauté de disciplesDe se rappeler mutuellement que l’on n’est pas chrétien en se recroquevillant sur l’entre-soi, mais en sortant comme le Christ en sortie d’Évangile.  Car la mission d’un chrétien a un nom que nous ne pouvons ignorer en ces jours de Fratelli tutti.  C’est la fraternité !   Le temps de l’Avent, qui s’ouvre ce dimanche 29 novembre, nous offre une occasion unique de nous en souvenir en participant activement, comme chaque année, à l’Action « Vivre Ensemble » d’Entraide et Fraternité présentée au verso de cette feuille et à l’Action « Noël dans la Cité » luttant contre la pauvreté à Namur.

 

Aux manifestants qui réclament leur dose de « messe » au mépris des risques sanitaires que cela représente, il faudrait rappeler que la messe n’est pas une fabrique de « Jésus ».  Elle est la célébration de ce que nous avons vécu - fort médiocrement souvent – et que nous unissons à la vie et à l’offrande du Christ.  La messe n’est pas un acte magique qui fabrique un sacré dont nous pourrions nous repaître.  La fraternité précède la célébration.  A celles et ceux qui manifestent, nous demandons simplement : « Qu’as-tu fait – ou que fais-tu - de ton frère ? »                                    Abbé Daniel Chavée 

 

Bouge - ND Assomption (Moulin-à-Vent)
Ce dimanche 29 novembre 2020




L’encyclique « Fratelli Tutti »

C’est le jour de la fête de Saint François d’Assise que le Pape François signe cette lettre encyclique qu’il a intitulée « Fratelli tutti », expression en italien tirée d’un écrit du Saint qui s’adressait « à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût de l’Évangile ». C’est d’une « fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne… » dont va nous entretenir le Pape au long des 216 pages de cette encyclique.

 

Dans l’introduction à cette lettre, le pape François livre son rêve de fraternité et d’amitié sociale.

 

« Je livre cette encyclique sociale comme une modeste contribution à la réflexion pour que, face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots. Bien que je l’aie écrite à partir de mes convictions chrétiennes qui me soutiennent et me nourrissent, j’ai essayé de le faire de telle sorte que la réflexion s’ouvre au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté (6). » 

 

S’inscrivant dans le contexte de la COVID-19, le Pape François alerte sur ce qu’elle a révélé et sur les mauvaises pistes qui s’ouvriraient.

 

« …la pandémie de la Covid-19 [qui] a mis à nu nos fausses certitudes […] l’incapacité d’agir ensemble a été dévoilée […] on a observé une fragmentation ayant rendu plus difficile la résolution des problèmes qui nous touchent tous. Si quelqu’un croit qu’il ne s’agirait que d’assurer un meilleur fonctionnement de ce que nous faisions auparavant, ou que le seul message est que nous devrions améliorer les systèmes et les règles actuelles, celui-là est dans le déni (7). »

 

Enfin, par un vœu et un rêve, le Pape nous invite à entrer dans une espérance tout au long de cette lettre qu’il nous adresse.

 

« Je forme le vœu qu’en cette époque que nous traversons, en reconnaissant la dignité de chaque personne humaine, nous puissions tous ensemble faire renaître un désir universel d’humanité. Tous ensemble. […] Rêvons en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères (8). »

 

Source : cef

Entre Jean & Loup
Ce dimanche 29 novembre 2020

Madame, Monsieur, Chers amis,

Veuillez trouver en annexe l’envoi de l’équipe liturgique pour ce dimanche 29/11/2020, 1er dimanche de l’Avent.

Vous trouverez par ailleurs en annexe un document reprenant des propositions de sites très variés pour vivre l'Avent, convenant notamment aux enfants (et donc aux parents, grands-parents désireux de les accompagner).

Nous attirons également votre attention sur le message ci-dessous, relatif à la confection de galettes au profit des détenus de la prison de Namur, comme la paroisse le fait depuis plusieurs années déjà.

Bon dimanche et bon temps de l’Avent.

Dans l’intervalle, prenez bien soin de vous, des vôtres et des autres.

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Premier dimanche de l'Avent
B_1er dimanche Avent_2020-11-27.pdf
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Ce dimanche 15 novembre 2020

33ème dimanche - Bernadette Wiame

Cette fois, Bernadette Wiame et André Wenin ont carte blanche pour nous commenter les textes de ce dimanche. Bertrand Tavier apporte sa voix aux lectures.





M. Lambert