Paroisse Saint-Nicolas

Décembre 2020


 Avent 2020

Abbé Pierre DUJARDIN - 0476/62.93.66

Les informations pour la « Feuille paroissiale » sont à remettre au presbytère ou à M.J. Florence :081/26.38.96 - mjflorence@skynet.be pour le 15 du mois précédant le mois de parution. 

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 Pour enrichir notre foi, n’hésitons pas à écouter RCF radio sur Namur/106.8 et à regarder KTO TV sur le canal 215 de Proximus, le 144 de VOO, le canal 94 SFR et sur le 98 d’Orange ! Qu’on se le dise !

Bonsoir à tous,

 

Ce vendredi, le comité de concertation a décidé de maintenir les restrictions en vigueur concernant les contacts sociaux.

L'absence des célébrations publiques de l'Eucharistie va donc se prolonger durant une bonne partie du mois de décembre, et notamment pendant la période de l'Avent qui commence ce 29 novembre.

Dans de telles conditions, n'est-il pas utile de chercher à vivre le mieux possible la célébration que nous pouvons suivre via la télévision ou internet?

Grâce à la précieuse collaboration d'Evelyne, la paroisse vous proposera, chaque semaine de l’Avent, un petit billet – sans prétention aucune – de conseils, de réflexions sur « comment vivre une des parties de la messe ». 

Ce sera pour chacun, l’occasion de revisiter le trésor que nous offre Celui qui a voulu se faire nourriture essentielle pour notre vie ! 

Faisons le pari de ne plus jamais vivre l’Eucharistie comme avant !

Bonne route à chacun vers ce Noël si particulier !

 

Abbé Pierre Dujardin +

 

Adresse de l'église :  Rue Saint-Nicolas 121 5000 Namur
E-mail : stnicolas.nam@gmail.com


En route vers Bethléem…  Billet d’Avent 1 : Aller à un rendez-vous !

 

Les cloches qui sonnent avant chaque célébration de la messe nous rappellent que nous sommes des invités. En effet, c’est un rendez-vous dont le Seigneur Lui-même a l’initiative. La première démarche est donc de « sortir » pour répondre à cette invitation.


Ce n’est jamais la messe qui vient à moi, c’est moi qui y vais. Je vais à Lourdes, à Rome, à Paris, à une messe diffusée par une paroisse dans les environs, (j’ai le choix, merci, Seigneur !)… pour participer en direct à cette célébration qui a réellement lieu même si c’est à quelques centaines de km.


Un rendez-vous, c’est une place dans ma journée, dans mon agenda. Je regarde bien les programmes de télévision la veille pour être sûr(e) de l’heure, de la chaîne. (En famille, il est important de se mettre bien d’accord). Je l’inscris comme une priorité dans le programme de ma journée. Je m’engage à renoncer à des coups de téléphone, des sollicitations qui arriveront toujours… Je peux aussi habituer mes amis : « Dimanche passé, j’ai été à la messe à Lourdes, c’est tous les jours à 10h »… A force de l’entendre, vos amis ne vous téléphoneront plus à cette heure-là.


Un rendez-vous c’est aussi un espace de rencontre. Ici, ce n’est pas l’église où tout nous parle de la foi… c’est le salon !


Veillons à ce que les abords de l’écran soient dégagés. On peut aménager l’espace : placer une bougie allumée peu avant le début de la messe. Pourquoi pas la couronne de l’Avent avec ses 4 bougies ? On peut aussi placer une icône ou un crucifix… Si je regarde sur internet, je peux aussi placer mon ordinateur dans un coin-prière de la maison. (C’est peut-être l’occasion d’en créer un s’il n’y en a pas encore…).


Un rendez-vous suppose que je me prépare pour la personne que je vais rencontrer… Ici il s’agit du Seigneur Jésus Lui-même. C’est l’occasion de s’endimancher disait-on jadis ! Oui, vraiment, prenons-y garde en ce temps où beaucoup télétravaillent et sortent très peu ! (Les pantoufles s’usent énormément !). Retrouvons notre dignité d’enfants de Dieu, de temples de l’Esprit. Commençons par un profond acte de foi dans le baptême qui nous a unis à Lui, tâchons de nous revêtir de la beauté de notre vêtement, mais aussi de notre sourire, et surtout n’oublions pas de préparer nos cœurs… en prenant un petit temps de prière silencieuse avant le début de la célébration.


Un rendez-vous me décentre toujours. Le centre, c’est Jésus, et pas moi qui regarde. La messe commence : je me lève !
La position des ressuscités que nous sommes depuis notre baptême ! Je vois le prêtre qui préside en son nom.
Non, en cette pandémie, la célébration de l’Eucharistie ne nous est pas interdite. Les prêtres quotidiennement continuent à célébrer le Sacrement pour que ses fruits ne manquent pas à toute l’Église et au monde entier.
Même si le célébrant se trouve devant des chaises vides (prions pour lui, car, humainement, ce n’est pas facile de vivre son ministère comme cela !) l’abondance des grâces qui découlent de l’Eucharistie n’est pas limitée par la loi des hommes ! C’est pour cela qu’il faut un ministre ordonné pour célébrer l’Eucharistie pour que nous soyons remis devant une évidence : la grâce ne vient pas de nous… elle est un don à recevoir… et pas un dû !


Un rendez-vous, c’est un dialogue. Le célébrant nous interpelle : « Le Seigneur soit avec vous ». Ne manquons pas de répondre ! Entrons dès le début de la célébration dans le dialogue entre le Seigneur et son Église, son Épouse !
Dans la mesure du possible, chantons les refrains qui sont proposés. Ces réponses qui vont résonner dans notre salon, c’est bel et bien la voix de l’Épouse car…
Ce rendez-vous est communautaire ! Une messe télévisée est suivie par des milliers de personnes, confinées comme nous, ayant la même foi que nous. C’est un moment très fort de communion ecclésiale ! Avions-nous déjà pris conscience de cette communion invisible. Souvent quand nous pensons Église, nous pensons à notre communauté paroissiale (pensons-y encore). Ici, nous sommes transportés dans la grande communion invisible des frères et sœurs de Jésus Christ, y compris avec ceux du Ciel ! Dorénavant, pensons-y à chaque messe !


Ce rendez-vous nous rappelle que le Seigneur est grand. À chaque messe, nous nous inclinons devant la grandeur du Seigneur en confiant notre faiblesse, notre petitesse à sa miséricorde. Dans ces temps difficiles, nous buttons souvent sur nos limites, nos impuissances, nos fermetures,… Nous avons peut-être des penchants vers le découragement, les critiques, … ou vers notre nombril… Plus que jamais offrons-les à sa patience, demandons-lui la grâce d’en faire des tremplins pour déconfiner notre charité envers les autres. Et n’oublions pas que le sacrement de réconciliation est possible ! (Pensons, durant cet Avent, à envoyer un SMS à un prêtre pour lui demander un RV confession !!!). Durant l’Avent, nous ne prolongeons pas le Kyrie par le chant du Gloria, mais préparons plus que jamais notre cœur à le chanter à Noël…


Ce rendez-vous demande la participation de tout notre être. L’ouverture de la messe se termine par une prière du prêtre… Non ! de tous les prêtres que nous sommes depuis notre baptême. « Prions le Seigneur »… Silence…dans ce silence, j’adresse profondément ma prière au Seigneur, celle qui monte du plus profond de mon cœur pour que ce soit de tout mon être que je poursuive cette messe. 

 

 

Alors le prêtre rassemble toutes ces prières des milliers de téléspectateurs dans une courte prière du missel, très dense, qui, surtout durant les temps forts de l’année liturgique, est un petit bijou pour notre prière, par exemple pour le petit temps personnel avant la messe.
Le rendez-vous est bien engagé… nous pouvons nous asseoir et prendre plaisir à écouter…

(à suivre)








Chemin de réconciliation

L'Église a compris à quel point il est indispensable de remettre les péchés dans une démarche de vérité : à quoi me servirait d'entendre ‘je te pardonne' de la part de quelqu'un qui ne connaît pas le mal que j'ai commis ou si, moi-même, je n'ai pas conscience d'avoir mal agi ?

Je ne saurai jamais mesurer la grandeur du pardon que Dieu me fait, mais plus je serai lucide sur mes manques de réponse à son amour, plus je goûterai au fond de mon être jusqu'où j'ai du prix à ses yeux

Un peu d'histoire...


Cette église Saint-Nicolas a été construite en 1901, dans un quartier authentiquement populaire du centre urbain de Namur.

L’église se trouve au cœur même des bombardements qu’a connu Namur le 18 août 1944, lorsque les avions américains ont reçu l’ordre de détruire le pont du Luxembourg. Les bombes ont raté leurs cibles et ont dévasté la partie ouest de Namur, à savoir le quartier Saint-Nicolas. Cette erreur a causé la mort de +/- 360 personnes.

En souvenir de cette catastrophe, un monument aux morts a été érigé sur le parvis de l’église, et chaque année une cérémonie du souvenir a lieu à cet endroit en présence des autorités communales et provinciales.

En raison de la beauté de son intérieur, cette église est inscrite aux journées « Églises ouvertes ».

Rue Saint-Nicolas 121 5000 Namur, Belgique