Réflexions


Revisiter nos convictions et nos valeurs Chrétiennes

Un jour, passant devant le café du village, un homme assis à la terrasse m’interpelle et me dit : Monsieur le curé, vous êtes notre dernier rempart, le dernier rempart contre ceux qui envahissent notre  culture et notre société.  Je lui répondis en plaisantant :  Ne me dites pas que pour le moment il  y a des envahisseurs ici chez nous. La guerre de Gaule, avec Jules César,  ça fait quand même un peu plus de 2000 ans que c’était fini.  Si, monsieur le curé, reprit-il. Je ne dis pas qu’ils sont ici dans les rues de Vedrin.  Mais quand on se promène dans les rues de grandes villes du pays, on les voit un peu partout. Bon, lui dis-je. Je ne suis pas certain d’avoir bien compris ce que vous voulez-dire. Mais je crois que ce n’est pas seulement à monsieur le curé de faire le rempart.  C’est à nous tous de résister à ce que vous pensez être une invasion ; et cela n’est possible que dans la mesure où chacun affirme clairement ses convictions et ses valeurs ».
Je crois que les propos de mon interlocuteur sont symptomatiques d’une certaine peur qu’éprouvent nombre de nos concitoyens. Dans un contexte où des vagues incessants des migrants venus d’ailleurs affluent vers le continent, beaucoup ont peur de se voir submerger par des valeurs et des habitudes venus d’ailleurs, et cela au détriment de la vision du monde et des valeurs chrétiennes qui les ont façonnés. 
Alors, plutôt que de céder à la peur, il importe à  chacun de revisiter les valeurs et les convictions de sa foi ou de sa culture. Et pour nous chrétiens, revenir à la lecture de la bible, participer aux célébrations liturgiques, sacramentelles et communautaires de notre foi,  voilà ce qui peut nous donner de la matière et des arguments pour pouvoir dialoguer avec ceux qui viennent d’ailleurs et qui sont différents de nous.
Rappelons-nous que c’est au maitre de la maison de dire à l’étranger les règles et les valeurs qui régissent sa maison. Car, s’il omet de le faire, l’étranger se croira permis de remplir par ses vues, ses pratiques ou ses idées l’espace ainsi laissée vide. C’est donc aux accueillants  de faire connaitre aux arrivants les valeurs auxquels ils tiennent et qui les ont construits. 
Voilà pourquoi, en ce moment où nous entrons dans une nouvelle année pastorale,  j’invite chacune et chacun, à revisiter nos racines, nos convictions et nos valeurs chrétiennes. 
Et à ceux qui reprennent le chemin de l’école, nous souhaitons une bonne rentrée scolaire ou académique.


Heureux les Miséricordieux

Heureux ceux qui savent se mettre à la place de l’autre.
Heureux ceux qui sont capables d’embrasser, de pardonner.
Tous, à un moment ou à un autre, nous en avons fait l’expérience. [Lire la suite …]


Savez-vous vraiment comment vous confesser  ?

Trucs et astuces du cardinal Martini pour aborder la confession plus sereinement. 

Nous avons trouvé ces petits conseils près d’un confessionnal dans l’église Saint-Ignace, à Paris (en face du Bon Marché). Ils ont été rédigés par le cardinal Carlo Maria Martini.
 Je ne veux pas ici faire une étude pastorale, mais simplement faire une suggestion à ceux qui ont peut-être, à un moment donné, espacé de plus en plus leurs confessions sans réussir à bien en analyser le pourquoi et sont dans l’incapacité de reprendre une pratique désormais formelle, à cause d’un certain malaise intérieur. Je voudrais proposer une suggestion uniquement parce qu’elle m’a été utile. (…)
Il me semble qu’il s’agit avant tout d’un dialogue avec un frère qui représente l’Église, donc un prêtre, en qui je vois un représentant direct de Dieu ; un dialogue fait en priant ensemble, dans lequel je présente ce que je sens en moi, en ce moment ; je me présente tel que je suis, devant l’Église et devant Dieu. (…) [Lire la suite…]


Pape François : « Être saint dans la vie de tous les jours ? Oui, c’est possible ! »

À l’audience générale, le Saint-Père explique en quoi la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible, et les saints un merveilleux cadeau pour le monde actuel.

Les saints sont des « témoins » et des « compagnons d’espérance ». Ils montrent que « la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible », a déclaré le pape François à l’audience générale de ce mercredi 21 juin 2017. Poursuivant sa série de catéchèses sur l’espérance chrétienne, le Saint-Père a rappelé l’importance de l’intercession des saints dans la liturgie des différents sacrements, comme le baptême, ou le mariage — où il faut « la grâce du Christ et l’aide des saints » pour avoir le courage de dire « oui pour toujours », sinon « pas la peine de se marier », a-t-il souligné — et l’ordination sacerdotale, « lorsque le futur prêtre est allongé par terre et que l’assemblée prie les saints pour lui ». [Lire la suite …]


Peut-on perdre la foi ?

 Quand le doute nous ronge, nous croyons parfois "perdre la foi". Mais que perdons-nous vraiment ? La réponse du P. Michel Souchon.

Proposé dans le bulletin paroissial de juin 2018 de Wartet - Marche-les-Dames

 J'ai perdu la foi. Est-ce vraiment si sûr ? La foi est-elle un objet que l'on perd comme un porte-monnaie ou un trousseau de clés ? C'est souvent au terme d'un processus lent et progressif que l'on se dit à soi-même, puis à d'autres, que l'on a perdu la foi. On ne croit plus en un Dieu personnel, qui parle à l'homme, on pense en réalité qu'il n'existe pas, on se détourne de l'Église et de ce qu'elle enseigne, on cesse de croire aux grandes affirmations du credo : la vie éternelle, la résurrection... Tout cela semble faux et enfantin. Mais c'est aussi souvent la question du mal et de la souffrance qui taraude : « Si Dieu existait vraiment, il ne permettrait pas tout cela ». Et l'on bascule lentement de la foi à l'indifférence… [Lire la suite … ]